Une stratégie de reproduction particulière

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La fin de la période des mises bas chez le chevreuil vient juste de finir puisque cette dernière s’étale généralement du 1er mai au 15 juin. Ainsi certain d’entre vous risque de tomber par hasard sur un jeune faon en lisière de forêt lors d’une promenade.
Décidément pour le chevreuil, le trimestre mai, juin et juillet est un concentré d’événements d’ordre reproductif, la mise bas d’abord et le rut ensuite.

Le chevreuil présente une stratégie de reproduction particulière avec une implantation embryonnaire différée. En effet, entre le moment du rut et la fin décembre, l’embryon reste à peu près au stade 30 cellules et est dans un état ​​dit de diapause. L’embryon (un blastocyste à ce stade de développement) est alors minuscule, moins de 1 mm de diamètre. Fin décembre, début janvier, le trophoblaste (couche cellulaire limitant le blastocyste) envoie un «signal» à la mère grâce à une protéine appelée PAG (Pregnancy Associated Glycoprotein) spécifique au chevreuil. Dès que la femelle  reçoit ce « message » cela déclenche, chez elle, la libération d’hormones maternelles (oestrogènes) et débute alors la deuxième phase de sa gestation. On observe alors un allongement du blastocyste et son implantation dans l’utérus pour une croissance « normale » du fœtus durant les cinq prochains mois.

Mais un autre phénomène intéressant se produit alors car on observe une synchronie des naissances puisque 80% des jeunes naissent sur 3 semaines entre le 15 mai et le 5 juin.

Durant les premiers jours qui suivent sa naissance le faon doit tété au moins 3 ou 4 fois par jour. Il est donc essentiel d’éviter de déranger les zones où l’on soupçonne qu’il y a des jeunes. On se doit de laisser la chevrette s’occuper de ses petits en toute tranquillité.

Errol BENSTEAD
 

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